Stephanus art gallery

Collages and photos

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The Ark (29x42cm)

Author
Berni Stephanus
Created on
Friday 12 May 2017
Posted on
Sunday 14 May 2017
Albums
Visits
276

1 comment

  • admin - Tuesday 24 April 2018 16:15
    15/05/17
    08:03:00 am, by admin , 626 words
    Categories: Art, Collage, Painting, Photography, psychology
    A motionless travel - Un voyage immobile
    Sylvain Tesson a dit ce vendredi matin à la radio que l’écriture permettait de résoudre le conflit entre l’immobilité et l’évasion. Il est vrai que je passe beaucoup de mon temps devant ma table de travail, dans 14m2 à Genève, à faire mon collage quotidien. C’est un choix de rester collé à ma table au lieu de parcourir la planète. Mais quelle ouverture, quel mouvement dans les espaces imaginaires qui s’ouvrent dans mes images ! Le collage me donne tout ici et mieux que la réalité. C’est mon cinéma intérieur. Mais le projecteur ne s’allume que quand j’ai une page de magazine sous mes yeux, quand je commence à manipuler l’image (c’est d’ailleurs la même chose avec la photo : grâce à sa modification, elle m’invite à l’évasion). La fabrication du collage demande à peu près la même durée que le visionnage d’un film – c’est probablement la durée idéale pour une plongée dans le rêve éveillé. Mais contrairement au film que je me borne à consommer, je suis à la fois spectateur et concepteur de mon collage. Je comprends mieux la variété de mes sujets qui dépendent, bien entendu, de ce que je trouve comme photos, mais qui pourraient être classés sous des genres cinématographiques comme le reportage, la comédie sentimentale, le thriller, le drame etc. Je pourrais me comparer à un metteur en scène de clips, muets et immobiles, qui traitent de toutes sortes de sujets. Je comprends alors la place incertaine de mes collages dans l’art de mon temps qui se veut plus savant, plus intellectuel. Je ne cherche pas le concept, je veux m’évader ! Je ne fais pas d’analyse savante sur ma place dans l’histoire de l’art, je m’en moque. Je fais mes images essentiellement pour ma propre jouissance, voilà tout. Et tant mieux si quelqu’un éprouve du plaisir en les découvrant, ou même, éventuellement, y décèle les fils qui composent le canevas et se retisse sa propre toile.

    Sylvain Tesson said Friday morning on the radio that writing solves the conflict between immobility and escape. It is true that I spend a lot of my time in front of my desk, in 14m2 in Geneva, to do my daily collage. It's a choice to stay glued to my table instead of traveling the planet. But what an opening, what movement in the imaginary spaces that open up in my images! Collage gives me everything here and better than reality. It's my inner cinema. But the projector only turns on when I have a magazine page under my eyes, when I start manipulating the image (it is the same with photography: thanks to its modification, it invites to escape). Gluing requires about the same amount of time as a movie - this is probably the ideal time for a dive into the awakened dream. But unlike the film that I merely consummate, I am at the same time spectator and designer of my collage. I can understand the variety of my subjects that depend, of course, on what photos I can hold of, but they could be classified under cinematographic genres like reporting, sentimental comedy, thriller, drama etc. I could compare myself to a director of silent and immobile clips that deal with all sorts of subjects. I then understand the uncertain place of my collages in the art of my time which is more academic, more intellectual. I do not seek the concept, I want to escape! I do not make a scholarly analysis of my place in the history of art, I do not care. I make my pictures essentially for my own enjoyment, that's all. And so much the better if someone has fun discovering them, or even, eventually, there uncovers the threads that make up the canvas and weaves his own canvas.