Stephanus art gallery

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The Phantom of my Mother

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Berni Stephanus
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  • admin - Tuesday 24 April 2018 19:30
    The phantom of my mother
    This collage came by chance, there is no premeditation. I started with a grotesque character wearing a pink tutu who exhibited himself half-naked in a city. Cutting the back side of this photo and after returning it, there remained only a leg, an arm and a piece of tutu. In another picture, I had already cut out and glued a dog's head emerging from a cauldron over a fire. It is on this picture that I pasted this emaciated body whose misshapen head floats randomly in the air.
    Once the "body" pasted, I immediately thought of my mother, so I arranged the head so that it vaguely resembled to my phantasm.
    This phantom reminds me of my mother when she was over 99, at the end of her life. She was completely emaciated in her shirt of the nursing home, she looked like escaping gravity. Other elements made me think of her, as the wooden house of a village in Bessarabia where my maternal grandparents come from; the ruins of the two world wars she lived and the pink tutu of her desire to impeccable and her sometimes a little kitschy taste. Her attitude in this collage referred me to her optimism, courage and vitality, in spite of all. Finally, of course, the collage informs on my own attitude towards her, a mixture of tenderness and mockery. This is not a portrait of my mother old, but that of her ghost that dwells in my memory. And interestingly, this phantom haunts me more than the memory of my father.
    Le fantôme de ma mère
    Ce collage est venu comme par hasard, il n’est nullement prémédité. Je suis parti d’un personnage grotesque vêtu d’un tutu rose qui s’exhibait dans une ville. A force de découper l’envers de cette photo, une fois retourné, il n’en restait plus que jambe, bras et morceau de tutu. Sur une autre photo, j’avais déjà collé une tête de chien qui émerge d’un chaudron au-dessus d’un feu. C’est sur cette image que j’ai collé ce corps décharné dont la tête difforme et vieille se promène détachée dans l’air.
    Une fois le « corps » collé, j’ai immédiatement pensé à ma mère et j’ai donc arrangé la tête de manière vaguement ressemblante à mon fantasme.
    Ce fantôme me fait penser à ma mère en fin de vie, quand elle avait 99 ans passés. Elle était complètement décharnée dans sa chemise de maison de retraite médicalisée, comme échappant à la pesanteur. D’autres éléments m’ont fait penser à elle, comme la maison en bois à un village de Bessarabie dont sont issus mes grands-parents maternels ; les ruines aux deux guerres mondiales qu’elle a vécues et le tutu rose à son désir d’être impeccable et son goût parfois un peu kitsch. Son attitude dans ce collage me renvoie à son optimisme, à son courage et à sa vitalité, malgré tout. Enfin, bien sûr, ce collage me renseigne sur ma propre attitude envers elle, un mélange de tendresse et de moquerie. Ce n’est pas un portrait de ma mère vieille, mais celui de son fantôme qui habite ma mémoire. Et curieusement, ce fantôme me hante davantage que le souvenir de mon père.