Stephanus art gallery

Collages and photos

Home / User comments

Filter
Display

  • admin - Wednesday 7 January 2015 15:09
    L' univers , pour lequel Berni Stephanus accomplit une sorte de célébration, semble au premier abord, "déshumanisé", et ses fragments audacieusement assemblés ne semblent pas régis par les lois que la cosmologie appréhende.
    Toutefois on découvre dans ses fragments des temples savamment construits et dont les points de fuite se rencontrent dans des régions lointaines , mais identifiables pour celui qui examine l'oeuvre de près...
    Le paradoxe, c'est que les personnages en quête d'identité, ou plus trivialement d'objets à saisir , à dévorer ou à aduler , imbriqués dans ces lieux mystiques, nous sont familiers, proches, que nous sommes surpris par une identification que nous pressentons comme révélatrice, par un langage que nous décryptons confusément comme celui qu'on craint de parler...
    Dans "The Helmet" (16/503), c'est-à-dire le casque, Berni Stephanus utilise la métonymie pour donner à voir un personnage féminin qui nous interroge de ses yeux fixes et de sa bouche dévoreuse . Pourquoi tourne-t'elle le dos à une fusée à étage, helvétique (CH), qui jamais ne décolle et à un site urbain éternel, très judicieusement choisi chez De Chirico ?
    Le nom du peintre, en lettres majuscules, fait résonner un univers étrange et connu , dans lequel le personnage porte un casque , The Helmet. Ce heaume , c'est aussi celui que nous portons inlassablement, et ne semblons pas vouloir quitter, celui qui protège mais qui enferme, le heaume à la chevelure d'acier.
    Cette bizarre familiarité provoque une sorte de tension intime qui donne aux collages de Berni Stephanus , et à celui-ci en particulier- une force, celle qui nous invite à célébrer l'étrange si on décide de s'y laisser convier.
    Anne Peillex