Stephanus art gallery

Collages and photos

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  • admin - Thursday 1 October 2015 12:20
    See also my GIF animation of this collage: http://stephanus.com/GIF/wom.gif
  • admin - Tuesday 18 August 2015 22:46
    I remember
    I do not know how old I am, but I'm still small. My brother is five years older than me. We receive the visit of the doctor coming to vaccinate us against smallpox, I think. My brother bare torso - is he standing or sitting, I do not know any more - and the doctor shoves a long needle of a large syringe in his breast. He grimaces, complains .The next to suffer this torture will be me. Fortunately my memory stops there as in a nightmare.

    What relationship with today? No doubt the current situation of my bedridden brother, whose words are for the most inconsistent and who requires daily care which involve manipulations that he does not like to judge his grimaces.

    The victim is him. What a turnaround for him, who out of jealousy, beat me, denigrated me and later gave me some filthy blows from behind my back. The victim, now is no more me. It is true that I stopped being his victim t a long time ago, thanks to a therapy that led me to write him a letter describing what he had made me suffer. But I remain a victim anyway, because you do not erase the past. But you can relativize.



    The collage only illustrates that the feable can be subjected to the strong, like the Middle Age paintings describing in great detail the torture of martyrs. In this, these painting are truer than the idyllic representations of paradise. And I have not forgotten these paintings hanging in the museum of the city of my youth and which s impressed me so much by their truth and expressive density. And I imagine that inside my brother there is a very small child who is afraid and tries to reconcile with everyone by being kind, as if the disease had delivered him from his demons , except when being manipulated. He then make a face, says "ouch" and makes me like a wink, as if to say: It does not matter, but I'd love to be master of myself, but I know it is impossible, that's why I do the child.

    Je ne sais pas quel âge j'ai, mais je suis encore petit. Mon frère a 5 ans de plus que moi. Nous recevons la visite du médecin venu nous vacciner contre la variole, je crois. Mon frère a le torse dénudé – est- il debout ou assis, je ne sais plus – et le le docteur lui enfonce une longue aiguille de grosse seringue dans le torse. Il grimace, se plaint .Le prochain à subir cette torture sera moi. Heureusement que mon souvenir s'arrête là comme dans un cauchemar.

    Quel rapport avec aujourd'hui? Sans doute l'actuelle situation de mon frère grabataire, dont les paroles sont pour la plupart incohérentes et qui nécessite des soins quotidiens qui impliquent des manipulations qu'il n'apprécie guère à juger de ses grimaces.

    La victime, c'est lui. Quel retournement pour lui, qui par jalousie, me battait, me dénigrait et, plus tard me faisait quelques coups pendables en douce. La victime, c'est dorénavant lui, plus moi. Il est vrai que j'ai cessé d'être sa victime il y a fort longtemps, grâce à une thérapie qui m'a amené à lui écrire une lettre décrivant ce qu'il m'avait fait subir. Même si je reste sa victime malgré tout, car on n'efface pas le passé. Mais on peut le relativiser.


    Le collage ne fait qu'illustrer ce que le fort peut faire subir au faible, à la manière des peintures moyen-âgeuses décrivant avec force détails les tortures subies par les martyrs. En cela, cette peinture-là est plus vraie que les représentation idylliques du paradis. Et je n'ai point oublié ces tableaux du musée de la ville de ma jeunesse et qui m'ont tant frappé par leur vérité et leur densité expressive. Et j'imagine qu'à l'intérieur de mon frère il y a un enfant tout faible qui a peur et qui essaie de se réconcilier avec tout le monde en se montrant aimable, comme si la maladie l'avait délivré de ses démons, sauf quand on le manipule. Il fait alors la grimace, dit « aïe » et me fait comme un clin d'oeil, comme pour me dire : Ce n'est pas grave, mais j'aimerais tant être maître de moi-même, mais je sais que c'est impossible, alors je fais l'enfant.
  • admin - Monday 13 July 2015 12:15
  • admin - Tuesday 19 May 2015 17:30
    See my video: https://www.facebook.com/berni.stephanus/videos/1071371806224605/

    Ruins
    I sometimes wonder what is the point of making collages day after day. And it's hard to respond. On a general level, I would say, by referring to Serge Tisseron, it is an attempt to appropriate a sea of images that overwhelms me. On a more personal level, I think it is a way to trace the images embedded in my memory or a combination described in the Freudian interpretation of dreams. The collages that comment our world are also an important part of my work. Indeed, I frequently see around me a certain youth not interested in what our generation would pass, and seems not to want another "history" than its own, arguing that anyway, we missed everything and it is better to make a clean sweep. It is this breaking idea that inspired me this collage. Besides, in my collages, all images are equal, whether a reproduction of a painting, a field of ruins, a mountain scape, a person or an ad. It is in their interaction that raises a new sense, by their juxtaposition. But it is indeed a broken mirror and one would look in vain for a similar image as the Raft of the Medusa or the Liberty Leading the People e.g. The movie only seems to give the same coherence, provided to enter time in the reading of the image. Besides, I try myself to include zooming or traveling in some of my pictures in order to boost reading. The present collage is a little melancholic, it deals with human folly: the wick is already lit and the last animal disappears into the pile of rubble. Fortunately, the mountain seems eternal blue skies, even if it raises and sometimes reverses as in Nepal.

    Ruines

    Je me demande parfois à quoi cela sert de faire des collages jour après jour. Et il m’est difficile d’y répondre. Sur un plan général, je dirais, en me référant à Serge Tisseron, qu’il s’agit d’une tentative d’appropriation d’une mer d’images qui me submerge. Sur un plan plus personnel, j’estime qu’il s’agit d’un moyen de faire remonter des images enfouies dans ma mémoire ou d’une combinatoire freudienne décrite dans l’interprétation de rêves. Les collages qui commentent notre monde constituent aussi un volet important de mon travail. En effet, je vois fréquemment autour de moi une certaine jeunesse peu friande de ce que notre génération souhaiterait transmettre, et qui semble ne pas vouloir d’autre « histoire » que la sienne, au prétexte que de toute façon, nous avons tout raté et qu’il est donc préférable de faire table rase. C’est cette idée de coupure qui m’a inspiré le présent collage. D’ailleurs, dans mes collages, toutes les images se valent, que ce soit une reproduction d’une peinture, un champ de ruines, un paysage de montagne, une personne ou une pub. C’est dans leur interaction que naît un sens nouveau, par leur juxtaposition. Mais il s’agit bien d’un miroir brisé et on chercherait en vain une image similaire au Radeau de la Méduse ou de La Liberté guidant le Peuple par ex. C’est le cinéma qui me semble donner une cohérence, à condition de faire entrer la durée dans la lecture de l’image. Du reste, j’essaye moi-même de donner des coups de zoom ou de travelling dans certaines de mes images pour en dynamiser la lecture. Le présent collage est un peu mélancolique, il constate la folie des hommes : la mèche est déjà allumée et le dernier animal disparaît dans le tas de gravats. Heureusement, la montagne semble éternelle sous le ciel bleu, même si elle se soulève et se renverse parfois comme au Népal.
  • admin - Tuesday 5 May 2015 17:15
    A dream
    A dream on one of my collages: Actually the person on the train that plunges into a tunnel is going to Auschwitz. When I awoke I wondered if there was not a child in my family who has suffered deportation in 1943 and whose fate was hid from me.

    I was troubled, but on reflection this picture reminds me of my own train trip to Switzerland in 1947. The train going into the tunnel would be a hint. But the key to the image is probably the apparent indifference of my parents. I do not think they were really indifferent to my two stays (Bavaria and Switzerland), but I do not remember that I heard WORDS on how much this separation was painful (?) for me and for them. That is why they are there like ancient gods, indifferent to what happens to humans, although Zeus is still concerned with his offspring just like my father whose love to me is certain. But he kept silence on this episode. And this silence weighs still on me.
    But, it’s the first time in my life that one of my dreams literally comments one of my works!

    Un rêve sur un de mes collages : En fait la personne sur le train qui s’enfonce dans un tunnel va à Auschwitz. En m’éveillant je me suis demandé s’il n’y avait pas un enfant dans ma famille qui aurait subi une déportation en 1943 et dont le sort m’aurait été caché.

    Cela m’a beaucoup troublé, mais à la réflexion cette image me rappelle mon propre voyage en train vers la Suisse, en 1947. Le train qui s’enfonce dans le tunnel en serait l’illustration. Mais c’est sans doute l’apparente indifférence de mes parents qui constitue la clef de l’image. Je ne pense pas qu’ils aient vraiment été indifférents à mes deux séjours (Bavière, puis la Suisse), mais je ne me rappelle pas qu’on m’ait EXPRIME en paroles combien cette séparation fut douloureuse (?), pour moi comme pour eux. C’est pourquoi ils sont là comme de dieux antiques indifférents à ce qui arrive aux humains, encore que Zeus se préoccupe encore de ses rejetons tout comme mon père dont l’amour à mon égard est certain. Mais il est muet sur cet épisode. Et ce silence me pèse encore.

    Mais c’est la première fois de ma vie qu’un de mes rêves commente littéralement une de mes œuvres !