Stephanus art gallery

Collages and photos

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  • admin - Thursday 16 November 2017 19:14
    Manger, boire, se reposer, grossir. On devient un monstre, comme dans Swift. Ou une déesse de l’abondance au genre douteux. Mais de ce corps flasque émerge une belle tête aux yeux fermés. Quel est son rêve ? Devant elle, des récipients divers, sur les côtés et dans le fond, on se repose. Le temps est suspendu, comme pendant ma sieste de l’après-midi. Rien ne s’y passe, mais j’ai l’impression que mon esprit se vide pour accueillir de nouvelles images.
    Eat, drink, rest, grow. One becomes a monster, as in Swift. Or an abundance goddess of dubious gender. But from this flaccid body emerges a beautiful head with closed eyes. What is her dream? In front of her, various containers, on the sides and in the bottom, one rests. Time is suspended, as during my afternoon nap. Nothing happens, but I feel that my mind is empty to accommodate new images.
  • admin - Wednesday 15 November 2017 19:46
    C’est un huis clos nocturne expressionniste avec un cri de douleur ou de désespoir. La douleur réduit la personne à sa sensation. Elle la dégrade, elle la réduit. Le chien noir incarne le mal, la créature infernale qui inflige cette souffrance. Quant au style, je me suis souvenu des gravures japonaises que je prenais comme point de départ en 2005. Ce collage n’a pas la prétention de vouloir rivaliser avec le tableau portant le même titre de Beckmann, ni avec les femmes en pleurs de Picasso.
    It is an expressionist closed-door night scene with a cry of pain or despair. The pain reduces the person to her sensation. It degrades her, it reduces her. The black dog embodies evil, the infernal creature that inflicts this suffering. As for the style, I remembered the Japanese engravings that I took as a starting point in 2005. This collage does not pretend to compete with Beckmann's painting The night, or with Picasso's weeping women.
  • admin - Tuesday 14 November 2017 20:37
    J’ai traité ce thème en photo aussi. J’aime bien l’idée de l’ascension, surtout à l’âge auquel je suis arrivé. Dans la photo, il y a un chemin droit, transparent qui mène au ciel, tandis que dans mon collage on voit une ascension périlleuse et quelqu’un qui semble déjà arrivé en haut. En tout cas, la base semble peu sûre là-haut. Je suis tenté de voir en cette image l’illustration d’une fin de vie et je me demande si c’est une position enviable de se trouver là-haut. Ni en bas d’ailleurs.

    I treated this theme in photo too. I like the idea of climbing, especially at the age I arrived. In the photo, there is a straight, transparent path that leads to the sky, while in my collage we see a perilous climb and someone who seems already arrived at the top. In any case, the base seems insecure up there. I am tempted to see this picture as an end of life and wonder if it is an enviable position to be up there. Neither down here.

    link to the photo: http://stephanus.com/picture.php?/2490/category/7
  • admin - Monday 13 November 2017 21:40
    J’ai choisi ce titre (japonais) parce qu’il me semble bien convenir à cette image : il s’agit de séparations, d’un ring éclaté avec un personnage patibulaire dont la droite cachée derrière son dos se fait bien menaçante. A gauche un animal bouc émissaire qui semble ignorer ce qui peut lui arriver. A moins que ce soit le spectateur qui soit menacé, car le personnage semble se retourner brusquement. Je vois cette scène comme un film. Que va-t-il se passer dans la seconde qui suit ? Et puis, après tout, cette scène est peut-être paisible, il n’y a que moi à y voir une menace parce que j’ai écouté une émission qui parlait de la haine. Le bouc est là comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, il n’a rien à chercher ici, en plus il est bicolore – mauvaise graine !
    I chose this (japanese) title because it seems to me to be well suited to this image: it is about separations, of a bursted ring with a sinister character whose right hidden behind his back is well menacing. On the left, an animal, a scapegoat, who seems to ignore what can happen to him. Unless the spectator is threatened, because the character seems to turn suddenly. I see this scene as a movie. What will happen in the second that follows? And then, after all, this scene may be peaceful, only me to see here a threat because I listened to a radio talk that spoke of hatred. The goat is there like an elephant in a porcelain shop, she has nothing to look for here, besides she is bicolor - bad seed!
  • admin - Sunday 12 November 2017 18:05
    Cela pourrait être un autoportrait jeune. Les yeux grands ouverts, mais la bouche cousue. J’étais très bien élevé dans notre milieu feutré, du moins jusqu’à mon adolescence où je me suis émancipé. Si cela me représentait, ce serait ma femme qui touche le ciel, tandis que moi… j’ai la tête dans une de mes anciennes peintures, un diptyque. Sans doute a-t-elle chassé pas mal de nuages de mon front. Il en reste cependant suffisamment pour alimenter la collage machine jour après jour.


    It could be a self-portrait young. Eyes wide open, but mouth stitched. I was very well educated in our muffled environment, at least until my adolescence where I emancipated myself. If it represented me, it would be my wife who touches the sky, while me ... I have the head in one of my old paintings, a diptych. No doubt she drove a lot of clouds from my forehead. However, there is enough left to feed the collage machine day after day.
  • admin - Saturday 11 November 2017 19:35
    Ici, j’ai voulu tout simplement m’amuser. Personnellement, je trouve mon baiser très bien construie !
  • admin - Friday 10 November 2017 20:14
    Il s’agit de vide et de pleins. A gauche, il y a des échappées tandis qu’à droite on voit un univers clos, à l’exception de la fenêtre, même si celle-ci est fermée. Elle constitue tout de même une ouverture à cause de sa luminosité et de sa transparence. Il suffirait de l’ouvrir, au risque de faire entrer l’orage. On aura compris par ailleurs qu’il s’agit d’un modèle réduit de la place St. Pierre de Rome : « Orage sur le Vatican », mais non, le choix de ce motif est purement formel. C’est les multiples avancées et reculades qui m’ont inspiré. Selon un schéma de la peinture narrative du passé, 2 épisodes d’un récit peuvent coexister dans la même image. Ce serait donc le thème du départ qui serait illustré ici, sans doute à cause d’une menace sur la ville. Je pourrais évoquer mon enfance pendant la guerre, mais je me retrouve mieux dans l’homme à la fenêtre – plus spectateur qu’acteur. Quant aux clins d’œil vers le passé, je pense à certains es peintures vénitiennes pour le décor, à Nastagio degli onesti (Botticelli) pour la cavalcade et naturellement à L’orage de Giorgione. Enfin, la silhouette devant la fenêtre fait référence à … bien sûr. Mais tout cela n’a pas guidé ma main – ce serait de la citationnite. Quand je fabrique mon image, d’autres images s’invitent à ma table sans y avoir été invités. Mais elles y sont toujours les bienvenues.

    It's about the empty and full. On the left, there are escapements while on the right we see a closed universe, with the exception of the window, even if it is shut. It is still an opening because of its brightness and transparency. One could open it, at the risk of bringing in the storm. It will also be understood that this is a model of St. Peter's Square in Rome: "Thunderstorm on the Vatican", but no, the choice of this motive is purely formal. It's the many advances and setbacks that inspired me. According to a diagram of the narrative painting of the past, 2 episodes of a narrative can coexist in the same image. We have here then the theme of departure illustrated here, probably because of a threat to the city. I could evoke my childhood during world war II, but I find myself better in the man at the window - more spectator than actor. As for the winks to the past, I think of some Venetian paintings for the setting, Nastagio degli onesti (Botticelli) for the cavalcade and of course the storm of Giorgione. Finally, the silhouette in front of the window refers to ... of course. But all this did not guide my hand - it would be mere citation. When I make my image, other images invite themselves to my table without having been invited. But they are always welcome.
    P.S.Une autre interprétation : c’est le char du monde tiré par deux chevaux. Ils s’échappent de l’orage et de la destruction et vont vers un autre monde.
    Another interpretation: it’s the chariot of the world, driven by two horses. They escape from storm and destruction and head towards unknown land.
  • admin - Thursday 9 November 2017 17:25
    La seule association qui me vient ici est celle de la nourriture, quand on m’a forcé de manger ce que je ne voulais pas. J’avais 5 ans. Et cette violence m’a marqué pour toujours. Au fond de moi, il y a toujours un enfant qui rit, pleure, crie, danse, mais dont certains élans ont été stoppés à l’époque. Seul le collage m’a permis de retrouver cette spontanéité enfantine que trop souvent, notamment à l’école, on a essayé d’endiguer. Mais cela ne veut pas dire qu’il faut hurler avec les loups.

    The only association that comes to me here is that of food, when I was forced to eat what I did not want. I was 5. And this violence has left a mark on me forever. Inside me , there is always a child laughing, crying, shouting, dancing, but some some of these were stopped in their tracks at the time. Only collage allowed me to find again this childish spontaneity that all too often, especially at school, they tried to stem. But that does not mean that one has to scream with the wolves.
  • admin - Wednesday 8 November 2017 18:46
    Ce collage parle de lui-même, il parle du regard de l’homme sur la femme. Pour montrer le côté patriarcal, je l’ai placé dans un paysage à la Poussin ayant subi des dégâts. L’homme trône parmi les débris de la calèche de Cendrillon pendant que l’Amour s’enfuit. Côté femmes, il y a celles qui vont de l’avant et celles qui souffrent des remarques relou. Selon la traditionnelle division du tableau en deux, le côté gauche serait relié à l’enfer et à la damnation, le côté droit montrerait les élues. Le personnage ingresque va de l’avant, mais ses pieds la mènent dans l’autre direction. Ce que j’aime bien ici, c’est que le côté droit est plus moderne et plus dégagé. On y voit où mène le chemin. Vers l’horizon ou vers nous. C’est selon.

    This collage speaks for itself, it speaks of the look of the man on the woman. To show the patriarchal side, I placed him in a landscape à la Poussin but a damaged one. The man sits among the debris of Cinderella's carriage while Love runs away. On the women's side, there are those who go forward and those who suffer from the villain remarks. According to the traditional division of the painting in two, the left side would be connected to hell and damnation, the right side would show the elected. The Ingresque character moves forward, but her feet lead her in the other direction. What I like here is that the right side is more modern and clearer. We see where the path leads. Towards the horizon or towards us. It depends.
  • admin - Tuesday 7 November 2017 13:43
    Ce collage est comme un rêve pour moi. Enfant, je faisais des cauchemars d’étouffement dans une cage en fer plongée dans la mer. Depuis, j’ai toujours une grande méfiance pour les profondeurs marines, sans doute aussi à cause de la perte de repères, même si la plongée ouvre sur des mondes merveilleux, comme en mer rouge par ex. Ici, c’est une immersion les yeux fermés, vers une table bien mise, mais est-ce que le plongeur la perçoit ? Souvent, nous passons ainsi à côté des choses essentielles, car nous sommes aveuglés par un but à atteindre, une chose à faire. La musique qui accompagne cette image est celle de Hans Zimmer pour le film The thin red line dans laquelle je me plonge ces jours. Il n’y a aucun lien direct, l’image n’est pas une illustration, mais une immersion.

    This collage is like a dream for me. As a child, I had nightmares of suffocation in an iron cage dipped in the sea. Since then, I have always been very suspicious of the depths of the sea, probably also because of the loss of landmarks, even if the dive opens on wonderful worlds, as in the Red Sea eg. Here, it is an immersion with your eyes closed, towards a well-set table, but does the diver perceive it? Often, we miss the essential things because we are blinded by a goal to achieve, a thing to do. The music that accompanies this image is that of Hans Zimmer for the movie The thin red line in which I immerse myself these days. There is no direct link, the image is not an illustration, but an immersion.