Stephanus art gallery

Collages and photos

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  • admin - Thursday 19 July 2018 17:21
    Peu m'importe quoi? Je ne sais : Peu m'importe. (Pessoa)
  • admin - Wednesday 18 July 2018 10:50
    C’est sûrement un rêve, d’ailleurs le rêveur est là dans l’image. Il est couché, les yeux fermés. Venant d’une photo montrant des malades attendant une guérison miraculeuse, sa vision devient plus intelligible, bien que décousue. En fait, je crois qu’il balance entre la vie et la mort, tout comme l’image le fait entre réalité et imaginaire. Et comme le rêve, l’image est à la fois lisible et énigmatique, voire incohérente. Mais j’éprouve de la satisfaction à regarder ce collage, car j’aime sa composition en vagues successives qui rappelle la mer à gauche ainsi que le fait qu’on peut s’y promener et y découvrir des éléments nouveaux, jusqu’au mystérieux placard d’où semble jaillir le personnage barbu à la jupe blanche.
  • admin - Monday 16 July 2018 19:43
    J’ai envie d’appeler mes créations « incohérences cohérentes » et cela s’applique bien au collage du jour. Comme souvent chez moi, il y a d’abord l’opposition entre une scène tragique - un accident sur la voie de chemin de fer - et le comique du personnage en gros plan qui pourrait être l’artiste devant son tableau. Je n’ai pas envie de tout détailler ici, mais de souligner quelques aspects de l’image. Ce qui est incohérent, ce sont les rapports de grandeur dans l’espace fictif du tableau, les continuités de plans, comme entre le « tableau » et le fond par ex. ou au contraire, de ruptures, comme vers le cou du personnage de droite. Je veux aussi parler du cheval noir. Il s’y est invité vers la fin de la séance de travail et je ne sais toujours pas ce qu’il y est venu chercher. Une interprétation me vient : celle d’un artiste fou devant un tableau devenu fou, qui essaye de reproduire une réalité folle. L’animal, cependant, est resté lui-même, tout comme les sauveteurs qui s’affairent autour de l’accidenté et font ce qu’il y a faire en pareille situation. Et que dire de l’homme qui se penche sur le col de l’animal avec mélancolie, regrettant sans doute des temps sans ce miroir dans lequel se regardent nos contemporains. En effet, il s’agit au départ d’une photo d’un accident devant lequel un homme fait un selfie avec le V de la victoire.
  • admin - Monday 2 July 2018 19:18
    Fait dans l'exposition Zao Wou-ki à Paris.
  • admin - Thursday 21 June 2018 11:34
    Le rapport avec Watteau n’est que formel bien qu’on puisse penser à son étude pour le tableau portant le titre « L’indifférent ». De mon côté, j’ai voulu ici mettre en images le problème du commentaire. Il est vrai que les guerres actuelles font resurgir en moi des souvenirs d’enfance. Mais je n’en ai pas souffert physiquement, comme aujourd’hui d’ailleurs par rapport aux souffrances de tant de gens. Je ne suis pas indifférent, mais je regarde tout cela de loin, avec un œil tourné vers toi, le spectateur, car c’est toi le vrai indifférent qui consommes tant d’images en d’innombrables clin d’œil sans t’attarder sur l’une d’elles pour t’y plonger vraiment. Et pourquoi donc t’arrêterais-tu longuement sur une image ?
    Je sais bien que l’artiste ne vaut plus que par son succès, par sa cote et que celle-ci ne s’obtient pas avec le genre d’images que je propose. En tant qu’outsider, je dialogue donc qu’avec moi-même, cela a l’avantage qu’on est toujours d’accord et qu’on peut se lancer un regard mi désenchanté, mi amusé en se disant qu’on n’est pas dupe de tout cela et que l’essentiel consiste à dialoguer avec soi-même.
    Encore sous l’effet de la lecture « Die Schere (Les ciseaux) » d’Ernst Jünger, je regarde une nouvelle fois cette image et j’y vois maintenant de petits bonshommes allant de ci-delà, armés ou non, inconscients des fils invisibles qui les commandent et un homme en noir qui se retourne comme pour se voir dans un miroir.
  • admin - Sunday 17 June 2018 10:19
    "When they put me in the ground, I didn't understand. I was still strong and healthy. But it was useless to protest.No one seamed to hear ... (Joseph Skibell, A Blessing on the Moon)
  • admin - Saturday 16 June 2018 12:37
    ... L'homme qui peuplerait alors le monde serait une sorte d'insecte intelligent , progressivement privé d'esprit critique. (E.Jünger)
  • admin - Monday 4 June 2018 09:21
    C’est un puzzle qui m’intrigue. J’arrive à en comprendre quelques éléments, comme les rayures qui renvoient aux victimes des camps de concentration. Les rails du train aussi sans doute. Des handicapés qui vont être exécutés ou qui attendent leur tour. Un personnage, anonyme, qui arrive ou qui s’en va. Des policiers. Mais où suis-je donc dans ce cauchemar ? Sans doute sur le rail, puisque je suis là, mais en même temps dans un wagon dont l’issue est bloquée. Pour moi, cela signifie que je suis hanté par le passé et que celui-ci est ravivé par l’actualité qui touche des ressorts tels que l’exode, l’arrestation et l’impuissance devant des lois injustes. Sauf que dans ma vie réelle, je suis libre d’aller où je veux et quand je veux et que dans mon art, il n’y a d’autres limites que celles de mon imagination et de mon talent.

    It's a puzzle that intrigues me. I can understand a few things, such as the stripes that refer to the victims of concentration camps. The rails of the train also without doubt. Disabled people who are going to be executed or who are awaiting their turn. An anonymous character who arrives or leaves. Police officers. But where am I in this nightmare? No doubt on the rail, since I'm here, but at the same time in a wagon whose exit is blocked. For me, this means that I am haunted by the past and that it is revived by the news that touches springs such as exodus, arrest and powerlessness before unfair laws. Except that in my real life, I am free to go where I want and when I want and that in my art, there are no other limits than those of my imagination and my talent.
  • admin - Tuesday 29 May 2018 14:38
    Die Eröffnung der beiden neuen Eisenbahnen, wovon die eine nach Orleans, die andere nach Rouen führt, verursacht hier eine Erschütterung, die jeder mitempfindet [...] Die ganze Bevölkerung von Paris bildet in diesem Augenblick gleichsam eine Kette, wo einer dem anderen den elektrischen Schlag mitteilt. Während aber die große Menge verdutzt und die äußere Erscheinung der großen Bewegungsmächte anstarrt, erfasst den Denker ein Grauen, wie wir es immer empfinden, wenn das Ungeheuerste, dass Unerhörteste geschieht, dessen Folgen unabsehbar und sind. Wir merken bloß, dass unsere ganze Existenz in neue Gleise fortgerissen, fortgeschleudert wird, dass neue Verhältnisse, Freuden und Drangsale uns erwarten, und das Unbekannte übt seinen Reiz, und zugleich beängstigend. So muss unsern Vätern zumut gewesen sein, als Amerika entdeckt wurde, als die Erfindung des Pulvers sich durch ihre ersten Schüsse ankündigte, als die Buchdruckerei die ersten Aushängebogen des göttlichen Wortes in die Welt schickte. Die Eisenbahnen sind wieder solch ein providencielles schicksalhaftes Ereignis, das der Menschheit einen neuen Umschwung gibt, das Farbe und Gestalt des Lebens verändert, es beginnt ein neuer Abschnitt der Weltgeschichte, und unsre Generation darf sich rühmen, dass sie dabei gewesen. Welche Veränderungen müssen jetzt eintreten in unsrer Anschauungsweise und in unsern Vorstellungen! Sogar die Elementarbegriffe von Zeit und Raum sind geworden. Durch die Eisenbahnen wird der Raum getötet, und es bleibt nur noch die Zeit übrig. (H.Heine)
  • admin - Monday 21 May 2018 10:16
    Cette nuit, j’ai repensé à ce collage dont la signification m’échappait. J’ai cherché un titre et c’est le mot « enquête » qui m’est venu. De là, il a m’a été facile de comprendre ce qui se jouait ici : le personnage en train de fouiller dans les décombres, c’est moi. J’essaie de retrouver des indices sur mes grands-parents dans une période marquée par les persécutions et la guerre. Cette tâche est quasi impossible à mener jusqu’au bout, tout a été enfoui à jamais, il me semble. Pourquoi cette recherche ? A cause du silence de ma mère. Dès que j’ai su mon origine juive, j’ai voulu m’y rattacher – mais pas dans son aspect religieux – et m’ancrer dans cette filiation que les Allemands avaient voulu éradiquer. Mon « enquête » va sans doute s’arrêter là faute de documents russes du 19e s. dans la Moldavie actuelle. Mais je suis tout de même parvenu à éclairer quelques points obscurs de l’histoire familiale, comme le sort de mon oncle Léo fusillé comme espion à Moscou en 1938 et la description du transport des juifs de Hanovre à Riga le 15 décembre 1941 et ce qui s’était passé auparavant dans les « Judenhäuser » où ma grand-mère - qui faisait partie du convoi - avait été assignée à résidence.
    Pourquoi ce regard vers le passé ? Parce que le passé continue à vivre en moi. Je le vois bien dans mes collages. Mais cela ne m’empêche nullement de vivre dans le présent, ni d’être heureux, que l’on se rassure. Je le fais pour mettre de nouvelles pièces au puzzle de mon histoire.