Stephanus art gallery

Collages and photos

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  • admin - Wednesday 9 August 2017 11:55
  • admin - Saturday 1 July 2017 11:05
    A première vue, c’est un collage un peu nostalgique : une silhouette se découpe sur le fond comme le fantôme d’un amour – à moins qu’elle évoque une présence... Et ce lapin bleu qui porte ostensiblement cette déclaration imprimée sur son sac : love me tender – sans doute une citation de la chanson d’Elvis qui est une demande d’amour. Il a la tête dans les nuages et ses yeux sont tournés vers l’intérieur. De toute façon, l’amour est aveugle et les souvenirs vagues. Heureusement, il y a ce personnage ricanant qui moque ces chansonnettes ! Reste la promesse d’une éclosion future, d’une nouvelle histoire figurée par les œufs. Ce qui est drôle ici, c’est que mes condisciples m’appelaient Bunny après avoir lu un texte anglais ayant pour héro un lapin – j’avis 8-9 ans – sans doute à cause de la ressemblance entre Berni et Bunny. Ce serait donc moi ce lapin grotesque en habit de Monsieur Loyal avec son panier d’œufs sur lit de foin. Mes grands yeux voient le monde, mais sont essentiellement tournés vers l’intérieur, vers la création. Mais je ne suis pas seul, je suis accompagné d’un être aimé qui favorise l’éclosion de l’art, mais reste discrète. Ce serait donc ça le sens de cette image, une déclaration d’amour. Mais il se peut encore que le véritable sens de ce collage ne soit un appel au public , l’artiste voulant être aimé pour ce qu’il lui apporte, tout en sachant combien cette demande est vaine.

    At first glance, it is a nostalgic collage: a silhouette is cut out on the background like the ghost of a loved person - unless it evokes a presence ... And this blue rabbit that ostensibly wears this statement printed on his bag: love me tender - undoubtedly a quote from the Elvis song that is a request for love. He has his head in the clouds and his eyes are turned inward. In any case, love is blind and memories are vague. Fortunately, there is this sneering character who mocks these songs! Remains the promise of a future blossoming, of a new story represented by the eggs. What is funny here is that my classmates called me Bunny after reading an English text with a rabbit as a hero - I was 8-9 years old - probably because of the resemblance between Berni and Bunny. So it would be me this grotesque rabbit in Monsieur Loyal's coat with his basket of eggs on hay bed. My big eyes see the world, but are essentially turned towards the interior, towards creation. But I am not alone, I am accompanied by a loved one who favors the emergence of art, but remains discreet. So that would be the meaning of this picture, a love declaration. But it may be that the true meaning of this collage is an appeal to the public, the artist wanting to be loved for what he brings to him, knowing how vain is the call.
  • admin - Tuesday 27 June 2017 16:31
    This collage owes much to the photographer Sébastien Meyer.
  • admin - Thursday 18 May 2017 10:37
  • admin - Monday 7 November 2016 14:16
    Un bon tableau, fidèle et égal au rêve qui l’a enfanté, doit être produit comme un monde. De même que la création, telle que nous la voyons, est le résultat de plusieurs créations dont les précédentes sont toujours complétées par la suivante ; ainsi un tableau conduit harmonieusement consiste en une série de tableaux superposés, chaque nouvelle couche donnant au rêve plus de réalité et le faisant monter d’un degré vers la perfection. (Baudelaire, Salon de 1859)
  • admin - Friday 4 November 2016 10:27
    En fait mes plus anciens souvenirs sont extrêmement vagues. De notre séjour à E. je ne me souviens que du fait qu’on était logés sous le toit, mon frère et moi, et que mon lit se trouvait près de la porte, à côté du poêle. Je me souviens du jardin, du grand terrain vide et du restaurant au milieu du village. Peu d’autres souvenirs à part ceux que j’ai déjà évoqué auparavant : les avions, l’attaque nocturne, la ruée vers l’abri quand une bombe a éclaté pendant le repas dominical au restaurant du village. Avais-je le droit d’aller dans cet abri ? Normalement, ils étaient interdits aux Juifs. Je ne sais pas et je ne sais plus si j’y suis allé, sauf que le fait de ne pas aimer être cantonné dans un sous-sol me laisse supposer que j’ai dû y aller plus d’une fois. Les témoins que je pourrais interroger sont malheureusement morts. Même de ma vie dans le grand appartement à Hanovre, dès 1945, j’ai peu de souvenirs précis autres que les lieux et certaines situations.
    J’en conclus que j’ai vécu mon enfance comme dans un rêve, que j’étais davantage tourné vers mon intérieur que vers ce qui m’entourait. Et même mon adolescence me paraît assez brumeuse au point de ne plus guère me souvenir des noms de mes camarades de classe, un peu comme si je voyais alors le monde dans un faisceau de lumière étroit qui laissait bien des choses sans l’ombre. Et je ne me rappelle non plus mes rêveries. Par contre, je sais que je dévorais les livres et que j’étais capable de faire des nuits blanches pour les finir.
    Ce collage est une tentative de recréer l’ambiance qui pouvait régner quand je devais faire la sieste (obligatoire) ou durant une bonne crève accompagnée de vraie ou prétendue fièvre. Il est vrai que je chérissais ces moments où mon esprit pouvait divaguer sans être dérangé par un adulte. Car le monde alentour était peu rassurant et les enfants (y compris mon frère) souvent cruels avec moi. A l’adolescence, je ne craignais plus le monde, je m’intéressais à beaucoup de choses, mais l’école ressemblait toujours à une prison dont les profs étaient les garde-chiourmes et mes compagnons d’infortune une masse relativement indifférenciée dont émergeaient quelques amis. Voilà pourquoi elle n’a pas d’importance dans mon curriculum, à la différence d’autres personnes qui l’ont vécue comme stimulante et enrichissante. On voit bien dans cette image combien le monde pouvait être menaçant et que le lit constituait un refuge tout relatif bien que relié au plaisir sexuel naissant.

    In fact my earliest memories are extremely vague. From our stay in E. I only remember that we were housed under the roof, my brother and I, and my bed was near to the door, next to the stove. I remember the garden, the large empty lot and the restaurant in the village. Few other memories to share except those I have already mentioned before: airplanes, night attack, the rush to the shelter when a bomb exploded during dinner one sunday at the village restaurant. Did I have the right to stay in this shelter? Normally, they were forbidden to Jews. I do not know and I do not know if I was there, except the fact of not liking to be confined to a basement suggests to me that I had to go there more than once. Witnesses whom may I ask are unfortunately dead. Even of my life in the large apartment in Hanover from 1945 on, I have few memories other than specific places and situations.
    I conclude that I spent my childhood in a dream, I was more focused on my inner world than to my surroundings. Even my teenage seems rather hazy as I can hardly remember the names of my classmates, as if I then saw the world in a narrow beam of light that left many things in the dark. And I do not remember my daydreams either. For cons, I know that I devoured the books and I spent sleepless nights to get to the last page.
    This collage is an attempt to recreate the atmosphere that could rule when I had to take a nap (required) or a good flue accompanied by real or alleged fever. It is true that I cherished those moments when my mind could wander without being disturbed by an adult. Because the world around was not very reassuring and children (including my brother) often cruel to me. As a teenager, I no longer feared the world, I was interested in many things, but the school still looked like a prison whose teachers were watchdogs and my companions in misfortune a relatively undifferentiated mass from which emerged some friends. That's why it does not matter in my curriculum, unlike other people who lived it as challenging and rewarding. We can see in this image how the world could be threatening and how the bed was an all relative refuge though connected to the nascent sexual pleasure.
  • admin - Wednesday 19 October 2016 19:13
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  • admin - Wednesday 12 October 2016 18:12
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  • admin - Wednesday 12 October 2016 18:12
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