Stephanus art gallery

Collages and photos

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  • admin - Sunday 4 July 2021 13:20
    Je ne suis pas une victime, mais ma famille oui. Cette série me sert à exprimer le malaise que j'ai ressenti pendant mes années passées en Allemagne (1941-1960) sans pouvoir le définir. Je fais donc cela uniquement pour moi, sans revendication victimaire. Mon art ne revendique rien. Il se borne à montrer tout en recherchant la meilleure forme possible.
  • admin - Wednesday 16 June 2021 09:53
    Ce collage est le premier d'une série sur le passé allemand. Celui-ci est imprégné par le récit de Chil Rajchman : Je suis le dernier Juif sur son séjour à Treblinka.
  • admin - Wednesday 16 June 2021 09:51
    No 2 de la série sur le passé allemand : l'aigle allemand.
  • admin - Friday 26 March 2021 17:37
    C'est une image un peu énigmatique, mais je vais essayer d'y voir un peu clair. A gauche un paysage à l'ancienne, comme chez Giorgione par ex. A droite, une vue industrielle cul de sac. Voilà pour les écolos nostalgiques. D'ailleurs, les moutons n'en ont rien à braire. Ils tournent le dos aux rails et broutent. Le personnage qui trébuche est mi-homme mi- femme . Il risque de tomber sur la voie. Heureusement qu'une jambe-racine le retient. Dans le livre de D. Horvilleur sur la question antisémite, on lit que le Juif est souvent associé au féminin, donc faible. Et je n'ai pas besoin d'expliquer les rails qui mènent nulle part. Dans ma qualité de "Mischling", j'ai une moitié de racine, cependant, il n'y a pas d'enracinement depuis 2000 ans, plutôt une vie précaire, sur le qui-vive. Evidemment, ce n'est pas une image très amusante, mais il y a tant d'autres qui en font.
  • admin - Thursday 25 March 2021 16:49
    Ce titre est ironique, bien sûr. Le problème de l'artiste c'est qu'il dépend soit de ceux qui ont l'argent et la culture, soit de l'Etat. Venant de ce milieu, je n'ai jamais eu envie d'y retourner et d'y écouler ma production. Le résultat est un sentiment de liberté totale et le fait d'être assis sur un monticule de collages. Mais il semble qu'on s'achemine vers un marché de l'art digital et, encouragé par le récent prix atteint par une telle œuvre, je peux encore espérer de vendre mon disque dur. Mais blague à part, on voit ici l'artiste comme un vendeur qui fait du porte à porte, maladroitement, devant tant de classe et de noble sérénité. Inutile de vous dire que le mauvais vendeur, c'est moi qui suis pourtant d'origine juive. J'ai également voulu montrer une progression, de gauche à droite, du solide vers le gazeux, du crâne vers la tête imprimée, en passant par une drôle de dame.
  • admin - Thursday 11 March 2021 14:04
    Je ne peux m’empêcher d’éprouver de la mélancolie en voyant des chantiers. Souvent, c’est un bout d’histoire qui disparaît, mais aussi le souvenir de la reconstruction de ma ville natale qui était à moitié détruite en 1945. Mais ici, il s’agit de construire une statue. Elle est encore inachevée, inerte ou seulement à moitié vivante. Sa tête ouverte laisse échapper des clés qui sont trop énormes pourqu’on puisse les ramasser, voire les utiliser. Je pense à l’artiste : toujours en chantier, la tête pleine de songes dont la plupart du temps il ignore la signification, vivant dans des contrées imaginaires qui sont, elles aussi, en train de devenir. Dans la partie droite, près du bord, la femme me fait penser à mon public, qui entre dans le rêve sans s’y perdre.
  • admin - Thursday 11 February 2021 12:47
    Viruss
    C’est la contrepartie d’un autre collage : no.177/2020 : Where did all my people go qui montre un enfer dantesque avec la traversée du Styx et qui représente une sorte de pierre tombale pour tous ces morts entassés par les Allemands. Le sort de ma grand-mère originaire de Kishinev en est le pivot.
    Dans celui-ci, c’est donc autre chose. C’est l’illustration de la folie des Juifs orthodoxes qui placent leurs festivités au-dessus de leur responsabilité vis-à-vis d’autrui. La voiture rouge est l’image du virus qui « circule » sans chauffeur, emmenant tout un groupe de personnes qui, pour la plupart, ont la tête à l’envers ou le nez dans un livre. Moi qui viens d’une famille athée sur plusieurs générations, j’éprouve un sentiment d’étrangeté familière par rapport à ces orthodoxes. Etrangeté par leur accoutrement, leur fanatisme et familiers par le fait que j’appartiens à cette grande famille qui comporte heureusement des êtres plus lumineux.
  • admin - Saturday 12 December 2020 22:40
    Je pense que la part juive qui m’a été transmise par ma mère n’a rien à voir avec la religion, car je crois que le IIIe Reich a tué l’idée de l’élection et d’une protection divines. Mais je porte une empreinte très forte de ce que j’ai appris sur la destinée de ma grand-mère (exécutée à Riga) , de ma tante (revenue de Theresienstadt) et de mon oncle (fusillé comme espion supposé lors de la grande purge antisémite de 1937 à Moscou) et de ce que mes parents ont subi. C’est une part importante de moi, mais heureusement pas tout. Je suis totalement athée, je pense que le monde est un foutoir et que comme à Sodome et Gomorrhe, trop rares sont les justes. Peu importe d’ailleurs en quoi ils croient ou non, leur couleur de peau etc. Seuls les actes comptent.
  • admin - Saturday 24 October 2020 09:36
    Ce collage fait écho à des conversations évoquant les annés 70 que mes interlocuteurs considèrent un peu comme un paradis perdu. Il est vrai que dans mes souvenirs, il y avait a) l’espoir d’une société plus juste et b) une insouciance et une liberté qui me semblent désormais perdues. En faisant ce collage, le terme « âge d’or » m’est apparu assez vite. J’ai pensé à la mythologie grecque, aux rapports entre les dieux et les humains, aux géants, puis aux derniers peuples indigènes qui subsistent encore, au regard condescendant des colonisateurs blancs, à la nudité face au vêtement, à l’abondance etc. Des comportements indéchiffrables de part et d’autre, des styles de vie archaïques qui disparaissent. En somme, cette image fait écho au sentiment de perte que je perçois dans les générations qui me suivent. Lorsque je regarde des prospecteurs d’or ravager des terres au bulldozer, des bûcherons couper des milliers d’arbres en peu de temps avec leurs machines ravageuses , je vois à quel point ils ressemblent à des géants, version gore.
  • admin - Saturday 27 June 2020 15:36
    The boundaries - I call them grafts - are the essence of collage/montage. That does not mean that that there aren't hard edges, but it makes the collage function. Another point ist that too often collagists take the visual aspect of dada but ignore WHY the dadaists did so. Their works become so a pure formal work in opposition to what DADA hated - the emptiness of art. What we can see now are imitators, epigones, fakes, for ex. on Instagram. As the younger generations ignore who the artists were who started the the whole movement, they believe that putting a moustache on Mona Lisa is revolutionary etc. So I prefer, personnally, to live in an artistic margin than to howl with the pack.